- Des anti-aéroport divers mais solidaires

Posté par admin le 4 novembre 2012

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Reprise à but informatif:
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Créé 04-11-2012 19:08
Un opposant au projet d'aéroport.

Un opposant au projet d’aéroport. Photo : AFP

Des anti-aéroport divers mais solidaires

Comme au Larzac, la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes fait converger des agriculteurs, opposants historiques depuis les années 70, et de jeunes « squatteurs » anticapitalistes qui occupent le terrain depuis trois ans.

Ils n’ont ni le même âge ni la même philosophie, mais ils se battent pour une même cause : l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les expulsions ont accentué la solidarité entre des opposants aux profils très divers.

Pour les « historiques », la bataille a commencé dans les années 70. Le projet d’aéroport au nord de Nantes a amené à créer une « Zone d’aménagement différée » (ZAD) en 1974 : aucun nouvel exploitant ne pouvait s’installer sur les terres. Les agriculteurs ont protesté contre la destruction de 1600 hectares de bocage, au sein de l’ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport). Un mouvement qui rejoignait alors la lutte des paysans du Larzac contre la création d’un camp militaire. Le projet d’aéroport a été abandonné en 1985, avant d’être relancé en 2000.

« On est tous des activistes »

A partir de la déclaration d’utilité publique, en 2008, un appel a été lancé pour occuper la ZAD, rebaptisée « zone à défendre » et se réinstaller sur les terres. Entre 100 et 150 personnes sont arrivés. Certains ont occupé des fermes abandonnées, d’autres ont construit des maisons ou des cabanes dans les arbres. Ce sont les « squatteurs » délogés aujourd’hui par les gendarmes. Camille, sur place depuis deux ans, en fait partie. « Nous avons des âges et des profils différents, mais nous luttons contre ce projet et le monde qui va avec ». Ces « jeunes anticapitalistes » ont créé des potagers collectifs, des journaux pour « vivre différemment ».

Avec les agriculteurs, « au début, forcément, il y avait de la méfiance, mais les relations se nouent, explique Camille. On n’a pas les mêmes modes d’action. On est sur le terrain, eux plus dans les recours juridiques. » Pourtant, certains « historiques » n’hésitent pas à payer de leur personne, comme Michel Tarin, qui a mené une grève de la faim avant la présidentielle pour ne pas se faire chasser de sa ferme – où sa famille est installé légalement depuis 1838. « Après les expulsions de ‘squatteurs’, on a rencontré la préfecture, qui nous a dit qu’on était des gens respectables et qu’il fallait nettoyer la zone des ‘activistes’. Mais on est tous des activistes. On est solidaires; les vivres, les bottes, les tentes viennent de partout. »

Pour Michel Tarin, en première ligne de toutes les actions du Larzac, les similitudes sont évidentes entre les deux luttes. Camille, elle, est plus prudente : « On ne prétend pas suivre un modèle, on ne refait pas l’histoire, mais on ne va pas se laisser gagner par la résignation. »

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Source:
http://www.metrofrance.com/info/notre-dame-des-landes-des-anti-aeroport-divers-mais-solidaires/mljE!CZfQnKZgAUStU/
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