- Liaison ferroviaire fret et TGV entre Lyon et Turin : la Cour des comptes s’invite dans le débat

Posté par admin le 7 novembre 2012

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Liaison ferroviaire fret et TGV entre Lyon et Turin : la Cour des comptes s’invite dans le débat

LE MONDE | 07.11.2012 à 11h37 • Mis à jour le 07.11.2012 à 15h30Par Philippe Jacqué

 

Des opposants à la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, dans la vallée de la Suse, dans le nord de l'Italie, le 3 juillet 2011.

 

A mesure que l’on se rapproche du sommet franco-italien du 3 décembre à Lyon, qui doit donner le top départ du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, via un nouveau tunnel de 57 km sous les Alpes à partir des quatre galeries déjà creusées, la tension monte.

Après la demande des Verts, fin octobre, d’un report sine die de ce chantier, les promoteurs et les opposants de la nouvelle ligne mixte fret et voyageurs (à grande vitesse à l’horizon 2035) se réunissaient mercredi 7 novembre.

Les pour se sont donné rendez-vous au Sénat pour un séminaire qui devrait en appeler au président de la République. Les contre se retrouvent pour leur part à Montluel dans l’Ain. Dans leur combat, ils peuvent désormais compter sur un nouvel allié : la Cour des comptes, qui est partie en croisade ces derniers mois contre tous les grands projets d’infrastructure coûteux.

« RISQUE DE SATURATION »

Dans un référé, un avis consultatif à destination du gouvernement rendu public lundi, les magistrats financiers regrettent le pilotage d’un projet, lancé officiellement en 2001 pour 2025, qui ne répond pas « aux exigences de rigueur nécessaires à une opération de cette ampleur et de cette complexité ».

Pis, la Cour souligne le dérapage du coût prévisionnel du Lyon-Turin, qui est passé de 12 milliards d’euros en 2002, à 26,1 milliards d’euros, réévalués cette année.

L’institution de la rue Cambon estime également que « les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d’une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n’est aujourd’hui envisagé qu’à l’horizon 2035″, rendant de fait le projet inutile…

Enfin, critique la Cour, « la mobilisation d’une part élevée de financements publics se révèle très difficile à mettre en oeuvre dans le contexte actuel ». La Cour« dénonce les grossières sous-évaluations des coûts, les prévisions de trafic fantaisistes et surévaluées », assure la coordination contre le projet Lyon-Turin, qui exige la fin des travaux préparatoires déjà engagés.

Dans sa réponse aux magistrats, le premier ministre défend la pertinence du projet : « Même dans des perspectives de trafic dégradées, le besoin d’une infrastructure performante entre la France et l’Italie est avéré pour aboutir à un report modal substantiel. » Des mesures sont d’ailleurs promises pour obliger les poids lourds à utiliser le nouveau tunnel ferroviaire, notamment ceux qui passent la frontière par Vintimille, à l’est de Nice.

NOUVEAUX AMÉNAGEMENTS

Jean-Marc Ayrault réfute, par ailleurs, tout dérapage financier excessif de ce projet qui fait l’objet d’un traité international avec l’Italie. Le coût du seul tunnel reliant la France à l’Italie est passé de 8 à 8,5 milliards d’euros en dix ans. Le reste du projet, notamment la partie italienne, a certes augmenté, du fait d’un changement de tracé, mais il sera à la charge de l’Italie.

En France, les accès aux tunnels sont évalués par Réseau ferré de France (RFF) à 11,4 milliards d’euros. Cette somme, qui sera dépensée par phase, inclut aussi de nouveaux aménagements ferroviaires pour le réseau rhône-alpin.

Quant au tunnel international, minimise Jacques Chiron, sénateur (PS) de l’Isère et l’un des promoteurs du Lyon-Turin, « le coût pour la France sera limité à 2 milliards d’euros ». L’Italie contribuera à hauteur de 3 milliards, alors que la Commission européenne devrait s’engager sur les 3,5 milliards restants. L’Union européenne a, en effet, fait de cet axe européen est-ouest une priorité, complémentaire à l’axe nord-sud.

Après avoir longtemps buté sur une forte opposition locale, celle des No TAV notamment, l’Italie a depuis amendé son projet. Mieux, mi-octobre, le gouvernement de Mario Monti a inscrit, dans son budget triennal 2013-2015, 790 millions d’euros pour sa phase d’étude.

Philippe Jacqué

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Source:
http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2012/11/07/liaison-ferroviaire-fret-et-tgv-entre-lyon-et-turin-la-cour-des-comptes-s-invite-dans-le-debat_1786937_3234.html
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