- Notre Dame des Landes, symbole des projets controversés

Posté par admin le 14 novembre 2012

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Reprise à but informatif:

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Notre Dame des Landes, symbole des projets controversés

Publié le 14-11-2012

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NDDL : quatre lettres synonymes d’un conflit qui se durcit de plus en plus entre les environnementalistes et le gouvernement. Le Premier ministre est un ardent défenseur du futur aéroport de Notre Dame des Landes, situé sur ses anciennes terres électorales, projet qui est qualifié d’inutile par ses adversaires. Et qui est devenu un symbole de la vision du développement qui oppose les deux parties.

Le 16 octobre à l’aube, l’opération César est lancée sur la zone d’aménagement différé (ZAD) rebaptisée «zone à défendre» par les opposants au projet d’aéroport Grand Ouest. 500 gendarmes et CRS interviennent sur la commune de Notre-Dame-des-Landes et détruisent 14 maisons ainsi qu’une quinzaine de cabanes en bois. Les heurts entre «Zadistes» et CRS sont violents. Et chaque jour le conflit semble se radicaliser un peu plus encore de part et d’autres.Pour Eric Delobel, le directeur adjoint du futur Aéroport du Grand Ouest chez Vinci, l’opposition à laquelle la firme doit faire face sur le terrain est «très violente et pas du tout pacifiste».  «Nous faisons le distinguo entre riverains et agriculteurs qui forment l’opposition institutionnelle, qui est dans la légalité et l’opposition radicale in situ composée d’anarcho-autonomistes», justifie-t-il. Même son de cloche du préfet de région, Christian de Lavernée, qui fustige «les activistes, anarcho-libertaires, qui ont fait de Notre-Dame-des-Landes, ʺle plus grand squat à ciel ouvert d’Europeʺ». Une vision qui contraste avec celle donnée par  Julien Durand, agriculteur retraité, et porte-parole de l’Acipa, l’association des opposants au projet, pour qui «la solidarité bat son plein» avec cette population de jeunes militants très déterminés installés sur la ZAD depuis des mois et les locaux.

Un conflit qui prend une ampleur très politique

Longtemps resté local ou cantonné à un public très militant, le conflit prend depuis quelques mois une tournure de plus en plus nationale et politique.  En juillet, un collectif opposé aux grands projets inutiles regroupant, entre autres, Agir pour l’environnement, les Amis de la terre, et Attac faisait de NDDL l’un des exemples phares «des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs de biodiversité, de terres agricoles et de subventions publiques». La « brutalité des expulsions » a refait monter au créneau 11 associations, dont Greenpeace ou la Confédération paysanne. «Si le Premier ministre cherche à prouver qu’il sait être ferme et autoritaire, il a bien mal choisi son sujet et son moment. A la veille du débat sur l’énergie, cela augure mal des discussions à venir (voir article lié)», déclare ainsi Greenpeace. «Nous ne voulons pas participer à ces assises en partant sur un double langage assumé de la part du gouvernement», affirme de son côté Stephen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement. Le sujet a même fait sortir de sa réserve la ministre du Logement EELV, Cécile Duflot. «Je ne crois pas que sur des projets aussi compliqués, la répression et le manque de dialogue, ce qui est le cas, soient la bonne méthode», déclarait-elle le 31 octobre. Le ministère des Transports, lui reste muet sur le sujet. Dommage car les associations ont des « interrogations » précises, comme le souligne Stephen Kerckhove : « pourquoi avance-t-on aussi vite sur ce projet ? Pourquoi NDDL ne fait pas partie des structures interrogées dans le cadre de la révision du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT)?»

« La révision du SNIT est une opportunité pour rouvrir le débat autour de NDDL», insiste Stephen Kerckhove. Avant d’ajouter : «ce serait une belle porte de sortie pour le Premier ministre qui s’entête». Une commission de révision vient d’être nommée pour élaguer la liste des infrastructures. «Des arbitrages drastiques devront être réalisés. Nous appelons à une remise à plat du projet » rappelle Jean-Philippe Magnen, porte-parole national d’Europe-Ecologie-Les Verts. Pour autant pas question pour les ministres écologistes de quitter le gouvernement pour ce motif. «Il n’y a pas de coup de canif dans le contrat», estime ainsi l’élu nantais puisque l’aéroport Grand Ouest ne faisait pas partie de l’accord PS-EELV.

NDDL, nouveau Larzac ?

« Notre Dame des Landes, le nouveau Larzac ? », titrait Le Monde, la semaine dernière. Les deux conflits sont en effet de plus en plus associés. Pour Daniel Boy, politologue au CEVIPOF et bon connaisseur des stratégies des mouvements environnementaux, sur le fond « le mouvement de Notre-Dame-des Landes n’a rien à voir » avec la lutte du Larzac qui dura près d’une décennie (1971-1981)et déboucha sur l’abandon d’un projet militaire. Mais «  les méthodes sont similaires» dans les tactiques d’occupation du terrain. Plus généralement, depuis 15-20 ans, les aéroports semblent cristalliser une forte et très structurée mobilisation des populations. A l’origine, focalisée sur le bruit, «la question climatique a ravivé le rejet des projets aéroportuaires», précise encore Daniel Boy. Et pas seulement en France. «On voit bien que les aéroports régionaux n’ont jamais vraiment décollé. Ceci s’est aggravé dans un contexte de crise», souligne ainsi Charlotte Halpern, politiste et spécialiste du transport aérien. L’Espagne compte actuellement 17 aéroports et 2 héliports «fantômes», c’est à dire avec moins de 100.000 voyageurs par an. D’autres exemples de ce type sont également observés en Grande Bretagne et en Allemagne…

Et maintenant ?

Autant d’arguments pour les anti-Notre Dame des Landes. Mais malgré les recours, les opérations devraient suivre leur cours, précise Vinci. « D’ici fin 2012 le transfert des troncs d’arbres contenant des insectes protégés mais aussi le transfert des amphibiens va être réalisé », avant que ne soit établi un diagnostic archéologique, détaille Eric Delobel. Les opposants, eux, n’ont pas l’intention de baisser les bras. Un appel à réoccupation des lieux le 17 novembre prochain, a été lancé par les «Zadistes» et un collectif européen «Reclaim the fields». L’objectif : «la réappropriation des terres agricoles afin de reprendre le contrôle de la production alimentaire». La veille, élus verts locaux, nationaux et européens devraient se rendre symboliquement sur le site.

Geneviève de Lacour 
© 2012 Novethic – Tous droits réservés

 

 

 

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Source:

http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,environnement,transports,notre_dame_landes_symbole_projets_controverses,138712.jsp 

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